26 février 2005

Chère indifférence,

J'ourle ton c et lance tes f comme je me contredis à tout jamais.

Tu ne m'as pas convaincue ni enserrée. Je t'ai bien feinte, un peu pour provoquer, un peu pour oublier, mais bientôt tu m'as lâchée. Et j'ai choisi je ne sais comment ton ennemie, peut-être à cause de cette vie, mais elle m'est aussi dangereuse.

Il faut dire qu'on a du mal à te cerner. Es-tu un sentiment ou son contraire ? Peut-on te voir dans des yeux qui se ferment, un regard qui se détourne, t'entendre dans un silence, te sentir dans l'air glacé ? A t'on le droit de t'espérer, de t'appeler ?

Quoi qu'il en soit, j'aimerais faire ta connaissance. Pourquoi ne pas venir me visiter un des ces jours ? Je te laisserai me courtiser, m'enseigner un peu de néant, ou un peu d'oubli. Ce qui conviendra quand j'en aurai besoin.

Posté par osolemio à 09:54 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Chère indifférence,

    Très beau

    même si on ne comprend pas bien de quoi il s'agit, mais écrire c'est d'abord se autodécouvrir : le dire à soi

    Posté par Julie, 19 avril 2005 à 12:09 | | Répondre
  • Très beau

    même si on ne comprend pas bien de quoi il s'agit, mais écrire c'est d'abord se autodécouvrir : le dire à soi

    Posté par Julie, 19 avril 2005 à 12:10 | | Répondre
Nouveau commentaire